Éthiopie : des soldats érythréens signalés au Tigré, les combats s'étendent dans le nord
Des témoins et un commandant progouvernemental affirment que des soldats érythréens en uniforme, dotés d'armes lourdes, sont à Adigrat depuis plusieurs jours. Addis-Abeba et Asmara ont rompu leurs relations diplomatiques la semaine dernière.

Des soldats érythréens sont entrés dans la région du Tigré, dans le nord de l'Éthiopie, et se trouvent depuis plusieurs jours dans la ville d'Adigrat, selon des témoins et un commandant de milice progouvernementale cités par l'AFP et Africanews.
Adigrat se situe à environ 115 kilomètres au nord de Mekele, la capitale régionale. Des témoins ont dit à l'agence avoir vu des troupes érythréennes se diriger vers le sud à bord de camions, avec des armes lourdes.
Gebreigziabher Beyene, qui commande la Tigray Peace Force, une milice alliée au gouvernement fédéral, a déclaré que l'armée érythréenne était entrée au Tigré en uniforme et avec des armes lourdes, et que ces forces étaient visées par des frappes de drones.
Le début des combats
Les combats ont éclaté le 23 septembre entre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le parti qui domine de longue date la région, et les forces fédérales éthiopiennes. La Tigray Peace Force est entrée dans Mekele le 4 octobre, selon l'article.
Des frappes de drones ont également été signalées dans la ville d'Adoua, à l'ouest de Mekele, où plusieurs civils ont été tués lorsque des hôtels ont été touchés.
Le gouvernement éthiopien accuse l'Érythrée de soutenir les forces tigréennes. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques la semaine dernière.
Vieux ennemis, alliances renversées
L'Éthiopie et l'Érythrée se sont livré une guerre frontalière entre 1998 et 2000. Les relations s'étaient réchauffées après l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed en 2018, et les troupes érythréennes avaient combattu aux côtés de l'armée fédérale contre le TPLF lors de la guerre civile de 2020 à 2022.
Depuis, les alliances se sont inversées. L'Érythrée craint que l'Éthiopie, pays enclavé, ne cherche à s'assurer par la force un accès à la mer Rouge, selon l'article.
Les informations en provenance d'Adigrat n'ont pas pu être confirmées de source indépendante, et la position de l'Érythrée ne figurait pas dans l'article.
Cet article s'appuie sur des informations d'Africanews et de l'AFP.


