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La Sud-Africaine Navi Pillay reçoit le prix Nobel de la paix

À 85 ans, l'ancienne cheffe des droits humains de l'ONU est récompensée pour sa défense du droit international, à l'heure où ses tribunaux sont attaqués. Elle dédie le prix aux survivants.

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Rédaction PANM
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Navi Pillay lors d'une conférence en 2018. Photo d'archives : Wayamo Foundation / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)
Navi Pillay lors d'une conférence en 2018. Photo d'archives : Wayamo Foundation / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Navanethem « Navi » Pillay, juriste sud-africaine et ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a reçu le prix Nobel de la paix 2026 pour son action en faveur de la paix et du droit international, rapporte Africanews.

Âgée de 85 ans, elle est la cinquième personnalité sud-africaine à recevoir ce prix, selon le Mail & Guardian.

Le président du comité Nobel norvégien, Jørgen Watne Frydnes, a déclaré que son œuvre était « une source d'espoir et d'inspiration pour tous ceux qui cherchent à bâtir un monde plus pacifique ». Le comité présente cette distinction comme un message adressé à ceux qui tentent d'affaiblir l'ordre international fondé sur des règles et ses institutions. Le prix fête cette année ses 125 ans.

« En tant qu'avocate et juge »

Navi Pillay a appris la nouvelle alors qu'elle participait au Forum de Nuremberg. Elle a plaisanté : en tant qu'avocate et juge, elle voulait d'abord vérifier l'information. Elle a dédié le prix aux survivants des crimes internationaux.

Sa carrière traverse les grandes institutions de la justice internationale. Elle a siégé à la chambre d'appel de la Cour pénale internationale de 2003 à 2008, puis dirigé le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, et a également travaillé à la Cour internationale de justice.

L'enquête sur Gaza

Plus récemment, elle a présidé la Commission d'enquête de l'ONU sur le territoire palestinien occupé et Israël. La commission a conclu qu'Israël portait la responsabilité d'un génocide à Gaza et que des dirigeants israéliens y avaient incité. Israël refuse de coopérer avec la commission depuis 2021 et rejette cette accusation.

Le président américain Donald Trump a rejeté ces conclusions. Lui et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont tous deux critiqué les juridictions internationales.

Quelques heures après l'annonce, Washington a imposé des sanctions à la Cour pénale internationale.

Cet article s'appuie sur des informations d'Africanews et du Mail & Guardian.

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