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Les nouveaux vaccins contre la tuberculose pourraient sauver 7,3 millions de vies, et l'Afrique doit s'y préparer

Les premiers nouveaux vaccins contre la tuberculose depuis un siècle pourraient arriver dès 2029. Selon Gavi, les pays qui se préparent avant l'homologation en bénéficieront le plus vite.

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Rédaction PANM
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Un enfant est vacciné au Ghana en 2018. Photo d'archives : Kwameghana / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Un enfant est vacciné au Ghana en 2018. Photo d'archives : Kwameghana / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Depuis plus de cent ans, le monde ne dispose que d'un vaccin contre la tuberculose, le BCG. Il protège les bébés et les jeunes enfants des formes graves, mais agit peu contre la tuberculose pulmonaire des adolescents et des adultes, qui assurent l'essentiel de la transmission.

Une nouvelle génération de vaccins visant précisément ce manque pourrait arriver dès 2029, selon Gavi, l'Alliance du vaccin, dans un entretien publié par allAfrica. Gavi estime qu'ils pourraient sauver 7,3 millions de vies entre 2030 et 2050.

Pourquoi l'Afrique est concernée

  • La tuberculose tue environ 1,2 million de personnes par an, soit une toutes les 26 secondes.
  • L'Afrique affiche les taux de cas et de décès les plus élevés de toutes les régions, même si le diagnostic, le traitement et la prévention ont progressé.
  • Gavi veut que les nouveaux vaccins atteignent d'abord les communautés les plus touchées, et que les besoins de santé publique, et non la richesse, décident de l'accès.

Les chiffres

  • La feuille de route de Gavi estime la demande mondiale moyenne à 86 millions de traitements vaccinaux par an.
  • Les vaccins pourraient générer jusqu'à 135 milliards de dollars de bénéfices économiques pour les pays à revenu faible et intermédiaire.
  • En prévenant la tuberculose, ils pourraient aussi freiner la tuberculose résistante aux médicaments, longue, difficile et coûteuse à soigner.

Se préparer avant 2029

Les vaccins candidats doivent encore achever leurs essais cliniques. La directrice des programmes de vaccination de Gavi, Emily Kobayashi, souligne que la préparation doit commencer bien avant l'homologation.

Gavi cite le vaccin contre le paludisme en exemple : la préparation menée pendant ses essais en a fait l'un des déploiements les plus rapides de l'histoire de l'Alliance. Pour la tuberculose, cela suppose d'estimer la demande tôt, de décider comment intégrer les vaccins aux programmes nationaux et qui vacciner en premier, et de préparer le financement.

Source : allAfrica, entretien de Melody Chironda avec Gavi, 15 octobre 2026.

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