Liberia : pour Ellen Johnson Sirleaf, les lois anticorruption doivent enfin être appliquées
L'ancienne présidente estime que l'exigence de rendre des comptes doit commencer au sommet de l'État, et reconnaît que les institutions créées sous son mandat n'ont pas mis fin à la corruption.

Monrovia — L'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf a appelé le pays à appliquer les lois anticorruption dont il dispose déjà, affirmant que l'obligation de rendre des comptes doit commencer par les plus hauts responsables de l'État, faute de quoi elle ne commence pas du tout.
Mme Sirleaf prononçait mardi le discours principal d'un événement marquant le Mois de la bonne gouvernance, proclamé pour octobre par le président Joseph Nyuma Boakai, rapporte le Liberian Observer.
Des lois sans conséquences
Selon elle, le Liberia ne manque ni de lois ni d'institutions. Ce qui lui manque, a-t-elle dit, ce sont des poursuites systématiques. Elle a évoqué la faiblesse des moyens des organismes chargés de l'intégrité et un engagement politique inégal, et a prévenu qu'une reddition de comptes sans conséquences équivaut à un rapport laissé sur une étagère.
Mme Sirleaf a dirigé le Liberia de 2006 à 2018. Son administration a créé la Commission de la gouvernance, la Commission anticorruption du Liberia et la Commission des marchés publics et des concessions, et fait adopter la loi sur la liberté d'information. Elle a reconnu que ces réformes n'avaient pas suffi à vaincre la corruption.
Cet article s'appuie sur des informations du Liberian Observer, via AllAfrica.


