Alerte précoce : l'Afrique veut que les prévisions météo arrivent jusqu'aux populations
Environ 40 % des Africains n'ont toujours pas accès à des systèmes d'alerte précoce. Un atelier de l'UA en Namibie a cherché comment transformer les prévisions en actions.

Swakopmund — Environ 40 % des Africains n'ont toujours pas accès à un système d'alerte précoce, et sécheresses, inondations, tempêtes et cyclones causent près de 70 % des pertes liées aux catastrophes sur le continent. Une prévision n'est utile que si elle parvient aux bonnes personnes, sous une forme compréhensible, assez tôt pour agir. C'était l'objet d'un atelier de quatre jours organisé par la Commission de l'Union africaine à Swakopmund (Namibie) du 21 au 24 septembre, selon l'UA.
L'atelier réunissait producteurs et utilisateurs d'informations : centres climatiques régionaux, services météorologiques nationaux, communautés économiques régionales, salles de situation et communicants.
Ce qui a été dit
- Le Dr Jolly Wasambo, coordonnateur du programme ClimSA de l'UA, a souligné que les progrès techniques doivent apporter des bénéfices concrets aux citoyens.
- Le Dr Obadias Cossa, du Centre des services climatiques de la SADC, a plaidé pour une information plus facile à comprendre, à croire et à utiliser.
Le Cameroun, le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda et la Namibie ont partagé leur expérience pour associer les usagers à la conception des services climatiques. Ces leçons nourriront une feuille de route assortie de formations, y compris en ligne.
ClimSA, financé par l'Union européenne, approchant de sa phase finale, l'enjeu est d'ancrer ses systèmes et compétences dans les institutions africaines, notamment en soutenant le centre climatique régional d'Afrique centrale.
Cet article s'appuie sur un communiqué de la Commission de l'Union africaine, 15 octobre 2026.


