À la une

Bundibugyo : la souche d'Ebola sans vaccin

Le virus à l'origine de l'épidémie en RD Congo est un cousin plus rare de celui contre lequel le monde a appris à vacciner. Voici ce que l'on en sait.

Read this story in English →

Rédaction PANM
PANM2 min de lecture
Une particule du virus Ebola, colorisée, vue au microscope électronique. Image : CDC / Cynthia Goldsmith / Wikimedia Commons (domaine public)
Une particule du virus Ebola, colorisée, vue au microscope électronique. Image : CDC / Cynthia Goldsmith / Wikimedia Commons (domaine public)

Le mot Ebola recouvre plusieurs virus. L'épidémie qui s'étend en République démocratique du Congo est due à l'un des moins courants, le virus Bundibugyo, et cela change ce que les soignants peuvent faire.

De quoi il s'agit

La maladie à virus Bundibugyo est une forme grave d'Ebola. Comme les autres, on pense qu'elle provient des chauves-souris frugivores. Les premières contaminations se font par contact avec le sang ou les liquides biologiques d'animaux sauvages infectés. Le virus se transmet ensuite d'une personne à l'autre par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les organes, ou avec des surfaces qu'ils ont contaminées.

Comment elle se manifeste

Les symptômes apparaissent entre deux et 21 jours après l'infection. Ils commencent par de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête et un mal de gorge.

C'est là la difficulté. Dans ses premiers jours, la maladie ressemble au paludisme ou à n'importe quelle autre fièvre courante dans la région. Selon l'Organisation mondiale de la santé, on ne peut pas la distinguer sans un test de laboratoire. Viennent ensuite les vomissements et la diarrhée, la défaillance des organes et, dans certains cas, des saignements.

Sa létalité

Dans l'épidémie actuelle, 48,2 % des patients confirmés sont morts. Une précédente épidémie au Congo, en 2012, avait tué environ la moitié des personnes infectées. Une autre, en Ouganda, en avait tué environ 30 %.

C'est la plus grande épidémie d'Ebola que le Congo ait enregistrée, avec 8 728 cas confirmés au 6 octobre.

Pourquoi il n'y a pas de vaccin

Il n'existe actuellement ni vaccin approuvé ni traitement spécifique contre cette maladie, indique l'OMS.

Des travaux sont en cours. Des patients au Congo sont inclus dans un essai de traitements possibles, et un groupe d'experts de l'OMS s'est réuni pour la troisième fois le 31 juillet afin de décider quels candidats vaccins privilégier.

Ce qui fonctionne en attendant

Sans vaccin, la lutte repose sur des méthodes plus anciennes : repérer vite les cas, les isoler et les soigner, suivre pendant 21 jours toutes les personnes avec lesquelles ils ont été en contact, enterrer les morts en sécurité et gagner la confiance des communautés.

Les soins comptent aussi. L'OMS souligne que reconnaître rapidement les cas, les tester et leur donner de bons soins de soutien réduit la mortalité, et incite davantage les gens à se présenter.

Faut-il cesser de voyager ?

Non, selon l'OMS. Elle déconseille toute restriction aux voyages ou au commerce avec les pays touchés, et juge le risque faible en dehors des voisins du Congo.

Source : Organisation mondiale de la santé, Bulletin d'information sur les flambées épidémiques, 8 octobre 2026.

La lettre d'information

L'actualité du continent, dans votre boîte mail.

Recevez nos principaux articles et émissions sur l'Afrique et sa diaspora.

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité (en anglais). Désinscription à tout moment.