El Niño pourrait être le plus fort depuis 1950 et culminera en décembre, prévient l'agence météo de l'ONU
L'Organisation météorologique mondiale prévoit des conditions plus humides dans la Grande Corne de l'Afrique et juge presque certain que le phénomène durera jusqu'en février.

Nairobi — L'épisode El Niño en cours dans le Pacifique se renforce rapidement et pourrait devenir le plus puissant depuis le début des relevés en 1950, a averti l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
L'agence prévoit que la température de surface de la mer, dans la zone du Pacifique central qui sert à suivre El Niño, sera supérieure d'environ 3,7 degrés Celsius à la moyenne entre octobre et décembre, rapporte Capital FM. Le précédent record, établi entre novembre 2015 et janvier 2016, était de 2,6 degrés.
Le réchauffement a été rapide : cet indicateur se situait à 1,6 degré au-dessus de la normale en juin et à 2,5 degrés en août.
Les conséquences pour l'Afrique
L'OMM s'attend à des conditions plus humides que la normale dans la Grande Corne de l'Afrique, qui comprend le Kenya, l'Éthiopie, la Somalie et leurs voisins. Un second phénomène climatique, le dipôle de l'océan Indien, devrait culminer ce mois-ci et tend à accroître les pluies en Afrique de l'Est.
Lors des précédents épisodes El Niño intenses, la petite saison des pluies y a provoqué des inondations, des glissements de terrain et des flambées de maladies hydriques. L'Afrique australe connaît généralement l'effet inverse, avec la sécheresse.
La secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, a déclaré qu'El Niño est solidement installé. L'agence estime à près de 100 % la probabilité qu'il se poursuive jusqu'en février 2027, avec un pic attendu en décembre.
Ailleurs, des conditions plus sèches sont prévues pour le sous-continent indien, les Caraïbes et certaines régions d'Amérique centrale et du Sud.
Cet article s'appuie sur des informations de Capital FM, via AllAfrica.


