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L'Afrique de l'Ouest s'engage à interdire le commerce des peaux d'âne

Réunis à Lomé, les ministres ont adopté trois plans régionaux : protéger les ânes d'ici 2030, et lutter contre la fièvre aphteuse et la grippe aviaire à partir de 2027.

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Rédaction PANM
Lomé2 min de lecture
Des charrettes à ânes dans la région du Nord, au Ghana, où elles servent couramment au transport des marchandises et de l'eau. Photo d'archives : Dnshitobu / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Des charrettes à ânes dans la région du Nord, au Ghana, où elles servent couramment au transport des marchandises et de l'eau. Photo d'archives : Dnshitobu / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Les ministres ouest-africains chargés de la santé animale ont adopté une stratégie régionale de protection des ânes qui engage leurs pays à interdire le commerce des peaux d'âne, a annoncé la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Les ministres se sont réunis à Lomé, la capitale du Togo, le 8 octobre, à l'issue de la réunion annuelle des réseaux régionaux de santé animale. Ils ont adopté trois stratégies :

  • l'une pour la protection et la conservation des ânes, avec 2030 pour horizon ;
  • l'une pour prévenir et combattre la fièvre aphteuse, de 2027 à 2031 ;
  • l'une pour prévenir et combattre la grippe aviaire, également de 2027 à 2031.

Le plan pour les ânes

Interdire le commerce des peaux ne se fera pas par une simple déclaration. Selon le communiqué, il faut pour cela renforcer les lois nationales et la coopération transfrontalière entre les services vétérinaires, la police, les douanes et les services de quarantaine de chaque pays.

Le Centre régional de santé animale, désigné par son sigle anglais RAHC, mettra le plan en œuvre, en assurera le suivi, en rendra compte et mobilisera des fonds. Les ministres sont convenus de travailler avec des partenaires techniques et financiers extérieurs.

Le communiqué évoque quatre actions clés mais ne détaille que l'interdiction.

La fièvre aphteuse

Pour la fièvre aphteuse, les États membres se sont engagés à renforcer la prévention, la surveillance, la biosécurité, le diagnostic et la vaccination.

Les ministres ont recommandé que chaque pays désigne un point focal national relié au cadre régional, aligne son propre plan sur le plan régional, partage ses données et coopère sur les mouvements d'animaux. L'approche sera progressive.

La grippe aviaire

Pour la grippe aviaire, les pays sont là encore convenus d'aligner leurs dispositifs nationaux sur les lignes directrices régionales et de trouver des financements, chez eux et à l'étranger.

Le suivi

Le centre de santé animale coordonnera les trois stratégies. Un examen à mi-parcours est prévu en 2028 et une évaluation finale en 2031.

La réunion était présidée par le ministre délégué sénégalais chargé de l'élevage, Ousmane Diagne. Le Sénégal assure actuellement la présidence tournante de l'organisation régionale. Il a décrit ces décisions comme une étape fondamentale pour la santé et le bien-être des animaux dans la région.

Source : CEDEAO, 12 octobre 2026.

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