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Une scientifique nigériane veut ramener l'IRM de 20 minutes à deux

Mary-Brenda Akoda, boursière de Google DeepMind formée à l'Imperial College, prévoit de lancer GenMRI au Nigeria et au Royaume-Uni l'an prochain. Son logiciel fonctionne sur les appareils dont les hôpitaux disposent déjà.

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Rédaction PANM
Lagos2 min de lecture
Un appareil d'IRM dans un hôpital de Jaipur, en Inde, en 2015. Photo d'archives : GeorgeWilliams21 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Un appareil d'IRM dans un hôpital de Jaipur, en Inde, en 2015. Photo d'archives : GeorgeWilliams21 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une scientifique nigériane affirme avoir mis au point un logiciel capable d'accélérer les examens d'IRM jusqu'à 90 %, sur les appareils que possèdent déjà les hôpitaux.

Mary-Brenda Akoda, chercheuse en intelligence artificielle installée au Royaume-Uni, prévoit de déployer son produit, GenMRI, au Nigeria et au Royaume-Uni au second semestre 2027, rapporte le quotidien nigérian ThisDay. Elle l'a présenté à des journalistes à Lagos, lors d'une rencontre avec les lauréats 2026 du Nigeria Prize décerné par NLNG.

Qui elle est

Mary-Brenda Akoda a fondé GenScan AI. Boursière de Google DeepMind, ancienne ingénieure chez Microsoft, elle a été formée à l'Imperial College de Londres.

Ce que fait le logiciel

Un examen d'IRM dure de 15 minutes à plus d'une heure, le patient devant rester immobile dans une machine bruyante et fermée. Le moindre mouvement brouille les images, ce qui peut imposer de recommencer l'examen et, pour certains patients, une sédation.

GenMRI vise à produire les mêmes images diagnostiques en une fraction du temps. Selon les exemples qu'elle a donnés :

  • un examen de 20 minutes pourrait durer environ deux minutes ;
  • un examen d'une heure, environ six minutes.

Comme il fonctionne sur les appareils existants, les hôpitaux n'auraient pas à en acheter de nouveaux. Selon elle, il en résulterait davantage de patients examinés chaque jour, des listes d'attente plus courtes, moins d'examens à refaire et moins de sédations, ce qui compte surtout pour les personnes âgées, les enfants et les nourrissons.

Les résultats à ce stade

Selon Mary-Brenda Akoda :

  • le système a été conçu et validé sur plus de 8 800 images d'IRM ;
  • lors de tests techniques, ses images étaient similaires jusqu'à 99,7 % aux examens classiques, pour une vitesse de quatre à dix fois supérieure ;
  • lors d'une première évaluation en aveugle, un radiologue consultant du Buckinghamshire Healthcare NHS Trust, au Royaume-Uni, à qui l'on n'avait pas dit quelles images étaient traitées, a jugé les images GenMRI équivalentes sur le plan diagnostique aux images classiques dans tous les cas examinés ;
  • une étude distincte sur le cœur a utilisé plus de 15 000 images d'entraînement et 7 700 de validation, et un test sur 1 125 IRM du genou inédites a permis des examens jusqu'à 75 % plus courts.

Il s'agit des résultats de l'entreprise elle-même, et l'évaluation en aveugle est présentée comme préliminaire.

Pourquoi elle l'a conçu

Le projet est né d'un deuil, explique-t-elle. Il y a environ trois ans, un parent âgé victime d'un AVC n'a pas pu passer d'examen à temps à cause des files d'attente, et il est mort après une dégradation de son état.

L'imagerie est souvent la première étape du diagnostic de l'AVC, qui tue plus de 6,5 millions de personnes par an dans le monde, et du cancer, qui en tue plus de 10 millions, selon les chiffres cités dans l'article.

Source : ThisDay via AllAfrica, article de Peter Uzoho, 14 octobre 2026.

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