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Vert, rouge, jaune, blé : les nombreux mots des Africains pour dire la couleur de peau

Du Soudan au Ghana, les communautés décrivent le teint avec des vocabulaires chargés d'histoire, de statut et d'idées de la beauté, que le seul mot « noir » ne suffit pas à traduire.

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Rédaction PANM
PANM2 min de lecture
Illustration (générée par IA) — Pan African News Media

Dans de nombreuses cultures africaines, il n'existe pas un mot unique pour dire « noir ». Les communautés disposent de vocabulaires entiers pour décrire le teint, et ces mots portent des sens qui dépassent largement la couleur, selon un essai paru dans The Long Wave, la lettre d'information du Guardian consacrée à la diaspora.

Au Soudan, une palette plutôt qu'une catégorie

L'essai explique que de nombreuses communautés de certaines régions du Soudan emploient des mots comme vert, rouge, jaune, bleu et blé. Vert signifie foncé, mais suggère aussi un teint uniforme et une certaine élégance. Jaune désigne un teint plus clair et sous-entend la beauté. Bleu est le plus foncé et peut être une insulte ou une simple description. Blé, une nuance intermédiaire, est le terme le plus souvent employé comme compliment.

Certains de ces mots, note l'essai, ne décrivent pas vraiment le teint, mais des traits, une origine ou un pouvoir de séduction. Leur sens dépend du ton et du contexte, et ils viennent d'une culture façonnée par des histoires à la fois arabes et africaines, avec des préjugés qui ne se superposent pas aux conceptions occidentales du racisme.

Au Ghana, plus foncé et « rouge »

Un membre de la rédaction du Guardian, d'origine ghanéenne, ajoute des exemples venus du Ghana. En langue éwé, un mot prononcé en allongeant les syllabes désigne une personne jugée d'une belle couleur foncée. En twi, une personne à la peau plus claire est désignée par un mot qui signifie littéralement « rouge ».

Pourquoi cela compte dans la diaspora

L'essai est né d'une conversation entre les membres de la rédaction de la lettre, issus de différentes parties de la diaspora, qui ont découvert que ce que chacun croyait propre à son milieu se retrouvait presque partout. Son argument : ces vocabulaires sont difficiles à traduire précisément parce que chacun est enraciné dans une culture et une histoire particulières.

Cet article s'appuie sur un essai paru dans The Long Wave, lettre d'information du Guardian.

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