Emplois verts : comment le Ghana et l'Afrique du Sud peuvent les ouvrir aux femmes
Une étude de 14 politiques énergétiques montre que les femmes reçoivent des foyers propres mais restent loin des emplois techniques, des contrats et de la propriété.

Accra — La transition énergétique en Afrique pourrait offrir aux femmes de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises : postes dans le solaire et l'éolien, activités autour de l'électricité hors réseau et de la cuisson propre, temps libéré par la fin de la corvée de bois. Mais rien de cela n'est automatique, préviennent des économistes du développement dans The Conversation.
L'étude
Ils ont examiné 14 politiques énergétiques, six au Ghana et huit en Afrique du Sud, et interrogé responsables et experts dans les deux pays.
Les constats
- Les femmes occupent surtout des emplois moins bien payés et non techniques ; les hommes, la plupart des postes d'ingénieurs et de direction.
- Une cuisinière électrique ne suffit pas : qui contrôle l'argent, les biens et les décisions compte aussi.
- Certaines politiques, comme le plan directeur des énergies renouvelables du Ghana, prévoient des données, l'égalité d'accès aux emplois et du financement pour les entreprises de femmes. D'autres les ignorent presque.
Quatre questions
Les auteurs proposent de se demander : qu'est-ce qui bloque les femmes ? Qu'est-ce qui est négligé ? Qui fixe les règles ? Les politiques se complètent-elles ? Ils demandent des objectifs chiffrés et budgétés pour l'emploi, la propriété d'entreprise et l'accès des femmes aux marchés publics.
Source : The Conversation, 28 octobre 2026.


