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L'Okavango, le fleuve qui inonde le désert au lieu de rejoindre la mer

Chaque année, les crues venues d'Angola se répandent dans le Kalahari botswanais et attirent l'une des plus fortes concentrations de faune d'Afrique.

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Rédaction PANM
Maun1 min de lecture
Des zèbres dans le delta de l'Okavango, au Botswana, vus d'hélicoptère en 2018. Photo d'archives : Diego Delso / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Des zèbres dans le delta de l'Okavango, au Botswana, vus d'hélicoptère en 2018. Photo d'archives : Diego Delso / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La plupart des fleuves finissent dans la mer. L'Okavango, lui, finit dans le désert du Kalahari. Au nord du Botswana, il s'étale en un immense delta intérieur de chenaux, de lagunes, de plaines inondables et d'îles, l'un des rares grands deltas qui ne se jettent dans aucun océan.

Une crue en saison sèche

L'eau naît des pluies d'été sur les hauts plateaux angolais, en janvier et février. La crue parcourt environ 1 200 km en un mois, puis se répand sur le delta pendant quatre mois. Elle culmine entre juin et août, en plein hiver sec botswanais : le delta triple alors de surface. Chaque année, environ 11 km³ d'eau s'y étalent, presque entièrement absorbés par les plantes ou évaporés.

Un rendez-vous de la faune

Arrivant au cœur de la saison sèche, les eaux attirent les animaux de très loin, créant l'une des plus grandes concentrations de faune d'Afrique. La réserve de Moremi borde le delta à l'est.

Désigné en 2013 parmi les sept merveilles naturelles de l'Afrique, l'Okavango est devenu en juin 2014 le millième site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Contexte : Wikipédia.

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