King Sunny Adé à 80 ans : d'Osogbo à la scène mondiale
Six décennies après son premier groupe, le « roi du jùjú » a modernisé la musique yoruba sans renoncer à ses proverbes, ses louanges et ses tambours parlants.

Lagos — King Sunny Adé a fêté ses 80 ans le mois dernier. Né Sunday Adeniyi Adegeye le 22 septembre 1946 à Osogbo, il est devenu le roi du jùjú et l'un des artistes qui ont fait connaître un son africain moderne dans le monde entier, rappelle Damilola Peter Olatade, maître de conférences à l'université d'État de Lagos, dans The Conversation.
Les grandes étapes
- 1965 : il fonde Sunny Adé and His High Society Band.
- 1967 : naissance des Green Spots, futurs African Beats.
- Milieu des années 1970 : il crée son propre label, Sunny Alade Records.
- 1982 : contrat avec Island Records et album Juju Music.
- 1983 : Synchro System lui vaut une nomination aux Grammy Awards, présentée comme la première pour un artiste nigérian.
- 1998 : nouvelle nomination pour Odu.
Ce qu'il a changé
Le jùjú mêle rythmes complexes, guitares, tambours parlants, appel-réponse et tradition orale yoruba. Sunny Adé y a ajouté guitares électriques, guitare hawaïenne (pedal steel) et synthétiseurs, tout en chantant surtout en yoruba, avec proverbes, louanges et commentaire social.
Un héritage vivant
Avec la King Sunny Ade Foundation, il soutient les jeunes musiciens, et il s'est engagé pour le droit d'auteur au Nigeria. Sa carrière a montré que la musique populaire africaine pouvait conquérir le monde en gardant sa langue et ses traditions.
Source : The Conversation, 21 septembre 2026.


