Le Maroc pourrait devenir un pôle mondial de la voiture électrique
Premier exportateur automobile d'Afrique, le Maroc produit déjà 560 000 véhicules par an. Usines de batteries chinoises et droits de douane européens changent la donne.

Tanger — L'automobile est déjà le premier poste d'exportation du Maroc. Le pays pourrait désormais devenir un centre de la voiture électrique, estiment Linda Calabrese et Jodie Keane, chercheuses à ODI Global, dans The Conversation.
Les atouts
- Environ 560 000 véhicules produits en 2024, dont quelque 50 000 électriques.
- Renault et Stellantis ont exporté pour 17 milliards de dollars de voitures et de pièces en 2024.
- La cité automobile de Tanger et le port de Tanger Med, le plus grand d'Afrique et de Méditerranée.
- Environ 70 % des réserves mondiales de phosphates, et du cobalt.
Pourquoi maintenant
L'Union européenne a imposé des droits allant jusqu'à 35 % sur les voitures électriques chinoises. En produisant au Maroc, lié à l'UE et aux États-Unis par des accords de libre-échange, les constructeurs chinois peuvent les éviter. Ils ont annoncé environ 6 milliards de dollars d'investissements dans des usines de batteries et de composants. Le Maroc a introduit une taxe carbone en 2026 pour rester aligné sur les règles européennes.
L'enjeu
Les autrices y voient une vraie chance d'industrialisation verte, à condition que les investisseurs construisent de vraies usines, transfèrent la technologie, forment des ingénieurs marocains et achètent local, plutôt que de faire du royaume une simple plateforme de transit.
Source : The Conversation, 12 octobre 2026.


