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La kora, harpe à 21 cordes des griots d'Afrique de l'Ouest

Faite d'une calebasse, d'une peau de vache et de bois dur, elle est jouée par les familles de jali, gardiennes de la mémoire.

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Rédaction PANM
Banjul1 min de lecture
Jali Fily Cissokho, joueur de kora mandingue du Sénégal, en concert en 2008. Photo d'archives : kevinzim / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)
Jali Fily Cissokho, joueur de kora mandingue du Sénégal, en concert en 2008. Photo d'archives : kevinzim / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Peu de sons sont aussi reconnaissables que celui de la kora. Jouée au Sénégal, en Gambie, au Mali, en Guinée et en Guinée-Bissau, elle sonne comme une harpe mais, jouée à la manière traditionnelle, évoque parfois une guitare flamenca ou blues.

Sa fabrication

La kora est faite d'une grande calebasse coupée en deux et tendue d'une peau de vache, avec un long manche en bois dur. Ses 21 cordes, chacune donnant une note différente, passent en deux rangées sur un chevalet cranté. Les spécialistes la classent comme une « harpe-luth à double chevalet ».

Son jeu

Le musicien tient deux poignées de part et d'autre des cordes et pince celles-ci des deux mains, mêlant un motif répété, le kumbengo, et des envolées improvisées, le birimintingo.

Gardiens de la mémoire

Les joueurs de kora sont traditionnellement issus de familles de jali mandingues, historiens, généalogistes et conteurs héréditaires qui transmettent leur art de génération en génération. Selon la tradition, l'instrument serait apparu en Gambie. On l'entend aujourd'hui sur les scènes du monde entier.

Contexte : Wikipédia).

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