L'Afrique pratique déjà l'économie circulaire. Il faut maintenant changer d'échelle
Réparateurs, récupérateurs et agriculteurs font durer les objets. Des chercheurs appellent à bâtir sur leur savoir-faire.

Le Cap — Dans bien des villes africaines, un réfrigérateur en panne est rarement jeté : il est réparé et revendu, démonté pour ses pièces ou vendu pour son métal. Les vieux vêtements sont retouchés, les résidus de récolte deviennent fourrage, compost, combustible ou biogaz.
Des spécialistes, dans The Conversation, rappellent que ces pratiques, souvent nées du manque de moyens, sont précisément l'économie circulaire : garder produits et matériaux en usage le plus longtemps possible.
Ce qui a bougé
- 34 pays africains ont interdit, au moins en partie, les sacs plastiques.
- Le Rwanda, l'Éthiopie, le Ghana, le Nigeria, l'Afrique du Sud et le Maroc ont créé des filières de recyclage des déchets électroniques.
- Le Kenya rend les fabricants responsables de la collecte et du recyclage de leurs produits.
Les progrès restent inégaux : la Somalie, le Soudan et le Congo dépendent encore largement d'un modèle « produire, consommer, jeter ».
Pour les chercheurs, la priorité n'est pas d'importer un modèle, mais de reconnaître et d'améliorer ce qui fonctionne déjà, en donnant aux réparateurs, récupérateurs et petites entreprises l'accès au financement, aux infrastructures et aux compétences.
Source : The Conversation, 21 octobre 2026.


