Hépatite C : Unitaid investit 7,8 millions de dollars pour protéger les usagers de drogues injectables
Trois projets dans dix pays intégreront dépistage et traitement aux services de réduction des risques, y compris en prison.

Genève — Unitaid, l'agence mondiale de santé, investit 7,8 millions de dollars supplémentaires dans trois projets de prévention et de traitement de l'hépatite C chez les personnes qui s'injectent des drogues, dans dix pays à revenu faible ou intermédiaire.
L'hépatite C attaque le foie et peut provoquer un cancer, mais des médicaments permettent aujourd'hui d'en guérir. Près d'un million de personnes sont pourtant infectées chaque année. Il n'existe ni vaccin ni traitement préventif.
Pour Karin Timmermans, responsable technique chez Unitaid, la prévention est simple en principe : chaque personne qui s'injecte doit disposer d'aiguilles et de seringues propres en quantité suffisante. Le partage vient du manque de matériel neuf, pas d'un choix. Les programmes sont rares, le matériel en pharmacie peut être trop cher, et la peur de l'arrestation et la stigmatisation éloignent les gens des soins.
À quoi servira l'argent
- Intégrer le dépistage et le traitement de l'hépatite C aux services de réduction des risques, qui fournissent du matériel propre et des traitements de la dépendance aux opioïdes, y compris en prison.
- Étudier des seringues à faible volume mort, qui retiennent moins de sang et pourraient réduire la transmission en cas de partage.
L'idée : aller vers les personnes là où elles se rendent déjà et se sentent en sécurité, et les accompagner jusqu'à la guérison.
Source : Unitaid via AllAfrica, 29 octobre 2026.


