Morsures de serpent : l'Afrique subsaharienne porte 45 % du fardeau mondial
Une nouvelle carte mondiale montre que les morsures sont bien plus fréquentes que recensé. Nigeria, RDC et Éthiopie sont les plus touchés, et les outils pour sauver des vies existent.

Les morsures de serpent sont l'un des problèmes de santé les plus négligés en Afrique. Une nouvelle étude publiée dans PLOS Medicine, présentée dans The Conversation par Dileepa Ediriweera, de la Liverpool School of Tropical Medicine, montre qu'elles sont bien plus fréquentes que ne l'indiquent les chiffres officiels.
Les chiffres
- Au moins 2,1 millions d'envenimations par an dans le monde, peut-être jusqu'à 7 millions.
- Entre 274 000 et 513 000 décès par an.
- Plus de 800 000 survivants gardent un handicap durable.
- L'Afrique subsaharienne concentre 45 % des envenimations et des décès.
- Nigeria, RDC et Éthiopie sont les plus touchés.
Pourquoi l'Afrique est si exposée
Vipères des pyramides, vipères heurtantes, cobras et mambas ; agriculteurs sans bottes et chemins non éclairés ; centres de santé éloignés et antivenins chers ou introuvables.
Ce qui sauve des vies
1. Cartographier les zones à risque. 2. Stocker des antivenins là où ils sont nécessaires. 3. Former les agents de santé des zones rurales. 4. Améliorer le transport rapide vers les soins.
L'OMS vise à réduire de moitié décès et handicaps d'ici 2030.
Source : The Conversation, 12 octobre 2026.


