La ZLECAf expliquée : un marché unique pour 1,3 milliard d'Africains
La Zone de libre-échange continentale africaine vise à supprimer 90 % des droits de douane entre pays africains. Ce qu'elle est, où elle en est, ce qu'elle peut apporter.

Accra — Les Africains commercent davantage avec le reste du monde qu'entre eux. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) veut changer cela en faisant du continent un marché unique d'environ 1,3 milliard de personnes.
Les grandes dates
- 21 mars 2018 : 44 États signent l'accord à Kigali.
- 30 mai 2019 : entrée en vigueur après la 22e ratification.
- 1er janvier 2021 : début officiel des échanges.
- Mai 2026 : 54 signataires, 49 ratifications.
Le secrétariat est installé à Accra, au Ghana.
Ce qu'elle prévoit
- Suppression des droits de douane sur environ 90 % des produits, sur 5, 10 ou 13 ans.
- Les services, l'investissement, la propriété intellectuelle, la concurrence et le commerce numérique.
- Un protocole sur la libre circulation des personnes, signé par 30 États.
- Le PAPSS, lancé en 2022, pour payer en monnaie locale.
Ce qu'elle pourrait apporter
Selon une étude de la Banque mondiale de 2020, la ZLECAf pourrait sortir 30 millions de personnes de l'extrême pauvreté, augmenter les revenus de près de 70 millions et générer 450 milliards de dollars de revenus d'ici 2035, à condition d'améliorer aussi routes, ports et procédures aux frontières.
Contexte : Wikipédia.


