75 élèves pour un enseignant : ce dont les classes kényanes ont besoin
Une étude de l'APHRC auprès de 398 enseignants dans 200 écoles montre que les grandes classes ramènent au tableau noir. Ses recommandations sont concrètes.

Nairobi — Le Kenya a adopté en 2017 un programme fondé sur les compétences, qui place l'élève au centre. Mais que se passe-t-il dans une classe de 75 élèves ? Fridah Gatwiri Kiambati, du Centre africain de recherche sur la population et la santé (APHRC) à Nairobi, rend compte dans The Conversation de ce que les chercheurs ont observé.
L'étude
L'APHRC a observé 398 enseignants de première et troisième année dans 200 écoles de 11 comtés, puis les a interrogés.
Les constats
- L'enseignement en classe entière occupe 84,5 % du temps en lecture et 62,8 % en mathématiques ; le travail en petits groupes ou individuel, moins de 10 %.
- Les élèves passent beaucoup de temps à écouter et recopier.
- Le numérique est très peu utilisé.
- Dans le comté de Marsabit, on compte trois élèves par manuel.
- Les enseignants décrivent une grande fatigue.
Un rapport de 2026 indique que six élèves de troisième année sur dix ne comprennent pas une histoire simple en anglais, et huit sur dix ne résolvent pas un problème de calcul de leur niveau.
Les recommandations
1. Accompagnement et coaching des enseignants. 2. Apprentissage entre pairs. 3. Soutien aux élèves en retard pendant les cours. 4. Un manuel par élève. 5. Du matériel numérique qui fonctionne, et la formation pour l'utiliser.
Source : The Conversation, 1er octobre 2026.


