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K-dramas : une Afrique de clichés, loin des écrans africains

Une chercheuse de l'université de Toronto montre comment Shooting Stars, Marry My Husband et Queen of Tears se servent de l'Afrique comme simple décor.

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Rédaction PANM
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Le quartier de la Marina, sur l'île de Lagos. Photo d'archives : Omoeko Media / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Le quartier de la Marina, sur l'île de Lagos. Photo d'archives : Omoeko Media / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Quand l'Afrique apparaît dans les séries coréennes, c'est rarement telle qu'elle est. Osarugue Otebele, professeure adjointe à l'université de Toronto, a étudié trois succès récents pour The Conversation.

Ce qu'elle a observé

  • Dans Shooting Stars (2022), une star creuse des puits avec des enfants « en Afrique » pour redorer son image.
  • Dans Marry My Husband (2024), la méchante est envoyée faire du bénévolat en Afrique, comme une punition.
  • Dans Queen of Tears (2024), un personnage évoque ses années folles en Afrique, passées surtout dans son hôtel.

Aucun pays n'est nommé : l'Afrique y est un bloc unique, à secourir, sans loi ou lieu de punition.

Pourquoi

Selon l'autrice, ces images en disent plus sur la Corée du Sud que sur l'Afrique : devenue puissance économique et culturelle, la Corée mesure son chemin parcouru à l'aune de l'Afrique, et les scènes d'aide nourrissent son « soft power ».

L'autre image

Ces clichés ignorent l'Afrique des villes modernes, de la culture et de l'innovation, celle que les créateurs africains racontent chaque jour, de Nollywood aux séries sud-africaines et kényanes.

Source : The Conversation, 22 octobre 2026.

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