Les Africains vivent plus longtemps : la réadaptation devient prioritaire
Plus de survivants du VIH, de la tuberculose, des AVC et des accidents : un kinésithérapeute-chercheur plaide pour intégrer la réadaptation aux soins de base.

Dans une grande partie de l'Afrique subsaharienne, on vit plus longtemps qu'il y a une génération. Davantage de personnes survivent au VIH, à la tuberculose et aux complications à la naissance, et davantage vivent avec les séquelles d'un AVC, d'un diabète ou d'un accident. Ukachukwu Abaraogu, kinésithérapeute et chercheur à l'université de l'Ouest de l'Écosse, y voit un nouveau défi dans The Conversation : la réadaptation.
Les chiffres
Dans le monde, l'espérance de vie en bonne santé est passée de 61,1 ans en 2010 à 63,1 ans en 2023. Sur la même période, les années vécues avec un handicap sont passées de 786 à 990 millions.
Pourquoi c'est important
La réadaptation (kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie) aide à récupérer, rester autonome et reprendre sa place au travail et dans la communauté. Mais les systèmes de santé ne l'ont pas développée au rythme de la baisse de la mortalité.
Les recommandations
1. Faire de la réadaptation un pilier des soins. 2. L'intégrer aux soins de santé primaires. 3. Former davantage de professionnels. 4. Développer les services de proximité. 5. Mesurer le succès non seulement aux vies sauvées, mais à la qualité de vie des survivants.
Source : The Conversation, 22 octobre 2026.


