Le Grand Zimbabwe, la cité de pierre qui a donné son nom à un pays
Bâtie sans mortier à partir du XIe siècle, la cité commerçait l'or jusqu'à l'océan Indien. Le pouvoir colonial a tenté de nier son origine africaine, en vain.

Masvingo — Près de Masvingo, dans le sud-est du Zimbabwe, se dressent les murailles du Grand Zimbabwe, la plus grande construction en pierre précoloniale d'Afrique australe. À l'indépendance, en 1980, le pays a pris le nom de la cité, et l'oiseau sculpté qu'on y a trouvé est devenu un symbole national.
La cité
- Construction : à partir du XIe siècle, pendant environ 300 ans ; le site est abandonné au XVIe ou XVIIe siècle.
- Superficie : environ 730 hectares.
- Le Grand Enclos : des murs en pierre sèche, sans mortier, hauts de 11 mètres et longs d'environ 250 mètres, sans doute une résidence royale.
- La tour conique : environ 9 mètres de haut.
- Les oiseaux du Zimbabwe : huit sculptures en stéatite, sans doute des aigles bateleurs, messagers et porte-bonheur dans la culture shona.
Une puissance commerçante
La cité s'est enrichie grâce à l'or et à l'ivoire acheminés par les ports swahilis, comme Sofala, vers l'océan Indien. On y a retrouvé de la porcelaine chinoise, des perles de verre et des objets liés à la Perse.
La vérité l'a emporté
Sous le régime rhodésien, les autorités ont fait pression sur les archéologues pour nier que des Africains aient bâti la cité. Gertrude Caton-Thompson a établi son origine africaine en 1929, devenue le consensus scientifique dans les années 1950. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986.
Contexte : Wikipédia.


