Minerais critiques : transformer sur place, le vrai trésor africain
L'Afrique détient 55 % des réserves mondiales de cobalt. Raffiner localement pourrait créer 2,3 millions d'emplois et accroître le PIB continental d'environ 12 %.

Johannesburg — La transition énergétique mondiale repose sur des minerais, et l'Afrique en possède énormément. Glen Nwaila et Grant Bybee, de l'université du Witwatersrand, expliquent dans The Conversation comment en tirer pleinement parti.
La part de l'Afrique dans les réserves mondiales
- Cobalt : 55 %
- Manganèse : environ 48 %
- Graphite naturel : environ 22 %
- Platinoïdes : 80 à 90 %, en Afrique du Sud
Selon l'Agence internationale de l'énergie, la demande de lithium pourrait être multipliée par cinq entre 2025 et 2040.
L'enjeu
Aujourd'hui, la plupart de ces minerais quittent l'Afrique bruts ou à peine transformés, et les batteries reviennent sous forme d'importations. Les transformer sur place pourrait créer environ 2,3 millions d'emplois et augmenter le PIB du continent d'environ 12 %.
Les leviers
- Transformation à la source, promue par le cadre sur les minerais critiques adopté sous la présidence sud-africaine du G20.
- Chaînes d'approvisionnement réparties entre pays africains.
- Règles minières solides et équitables.
- Cartographie continentale des gisements.
- Formation en géosciences et partenariats avec les entreprises minières.
Source : The Conversation, 25 janvier 2026.


