Air pur : chaque dollar investi pourrait en rapporter 26
Cuisson propre, transports, gestion des déchets : les mêmes mesures réduisent la pollution de l'air et les gaz à effet de serre. Le Ghana montre la voie.

La pollution de l'air a causé près d'un million de décès prématurés en Afrique subsaharienne en 2023 ; c'est le deuxième risque sanitaire de la région après la malnutrition. Mais la combattre rapporte gros, expliquent Chris Malley, Caroline Sawe et Kevin Hicks, de l'université d'York et du Stockholm Environment Institute, dans The Conversation.
Le rendement
Dans certaines régions d'Afrique australe, chaque dollar consacré à réduire la pollution pourrait rapporter environ 26 dollars, contre environ 16 pour la vaccination infantile. Appliquer les 25 mesures éprouvées coûterait environ 11 milliards de dollars d'ici 2035.
Un double gain
L'essentiel de la pollution vient de la cuisson au bois et au charbon de bois, le reste de l'industrie, de l'électricité, des transports, de l'agriculture et des déchets, qui sont aussi les principales sources de gaz à effet de serre.
L'exemple ghanéen
Entre 2000 et 2021, la part des ménages ghanéens cuisinant au bois ou au charbon est passée de 75 % à 54 %, et l'usage du gaz (GPL) a doublé ; les décès liés à la pollution domestique auraient baissé d'environ 30 %. En Côte d'Ivoire, l'application complète des plans climat éviterait environ 7 000 décès prématurés par an.
Seulement 1 % du financement international du développement va à la pollution de l'air : les auteurs appellent les banques de développement à prendre en compte ce double bénéfice.
Source : The Conversation, 18 octobre 2026.


