Les universités, moteurs de changement : les leçons du Cap
Trop souvent jugées sur leurs manques, les universités africaines innovent déjà, montre une étude sur l'université du Cap.

Le Cap — On parle souvent des universités africaines en termes de manques : financements, infrastructures, recherche, classements. Pour des chercheurs qui écrivent dans The Conversation, cette vision « déficitaire », héritée de l'histoire coloniale, masque tout ce qu'elles apportent déjà à la société.
À partir de l'université du Cap (UCT), ils identifient trois voies d'innovation sociale :
1. Changer de l'intérieur. Enseignants, personnels et étudiants transforment l'institution elle-même, par exemple en faisant travailler les étudiants sur de vrais problèmes de leurs communautés. Le Centre for Higher Education Development de l'UCT améliore l'accès et la réussite des étudiants par le mentorat.
2. Créer des projets à impact. Au-delà des brevets et des start-up, l'université peut faire naître des entreprises sociales. La Solution Space de l'UCT accompagne des entrepreneurs.
3. Rassembler. Beaucoup de problèmes ne se règlent pas seuls. L'université peut réunir chercheurs, innovateurs et professionnels : c'est le rôle de la Social Innovation in Health Initiative, cofondée par le Bertha Centre de l'UCT.
Avec leurs savoirs, leurs talents et leurs réseaux, concluent les auteurs, les universités africaines peuvent faire bien plus que former des diplômés.
Source : The Conversation, 27 octobre 2026.


