À la une

Miriam Makeba, « Mama Africa », la voix que l'apartheid n'a pas fait taire

Interdite de retour chez elle, elle a fait connaître la musique sud-africaine au monde et dénoncé le régime devant l'ONU.

Read this story in English →

Rédaction PANM
Johannesburg1 min de lecture
Miriam Makeba accueillie à son arrivée en Israël en 1963. Image : Wikimedia Commons (CC0)
Miriam Makeba accueillie à son arrivée en Israël en 1963. Image : Wikimedia Commons (CC0)

Zenzile Miriam Makeba, née à Johannesburg le 4 mars 1932 de parents swazi et xhosa, est devenue l'une des grandes voix de l'Afrique, et l'une des adversaires les plus marquantes de l'apartheid. Le monde l'appelait Mama Africa.

De Johannesburg à New York

Après la mort de son père, elle doit travailler dès l'enfance. Son talent est vite remarqué : dans les années 1950, elle chante avec les Manhattan Brothers et le groupe féminin des Skylarks, mêlant jazz, mélodies africaines et pop occidentale.

Un rôle dans le film anti-apartheid Come Back, Africa (1959) la révèle au monde. À Londres, elle rencontre Harry Belafonte, qui devient son mentor. En 1960, elle enregistre son premier album solo à New York ; la même année, le gouvernement sud-africain l'empêche de rentrer pour les obsèques de sa mère.

Pata Pata et un Grammy

Son plus grand succès, Pata Pata, sort en 1967, et l'album An Evening with Belafonte/Makeba lui vaut un Grammy. Elle témoigne contre le régime sud-africain aux Nations unies. Installée ensuite en Guinée, elle chante à travers l'Afrique, notamment lors de fêtes d'indépendance, et compose des chansons ouvertement anti-apartheid comme Soweto Blues.

Elle est morte le 9 novembre 2008.

Contexte : Wikipédia.

La lettre d'information

L'actualité du continent, dans votre boîte mail.

Recevez nos principaux articles et émissions sur l'Afrique et sa diaspora. Voir la sélection d'aujourd'hui →

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité (en anglais). Désinscription à tout moment.