Pêche illégale : 24 satellites pour surveiller les eaux africaines
La pêche illégale coûte jusqu'à 13 milliards de dollars par an à l'Afrique. Une chercheuse a conçu une constellation pour le bassin somalien, mais rappelle que tout dépend de l'action en mer.

Les 30 500 km de côtes africaines, partagées par 38 États, perdent entre 11 et 13 milliards de dollars par an à cause de la pêche illégale. Beaucoup de navires coupent tout simplement leur balise de position. Wanjiku Chebet Kanjumba, doctorante en ingénierie aérospatiale à l'université de Floride, propose dans The Conversation un système satellitaire pour les repérer.
Le projet
- 24 satellites sur une orbite inclinée de 20 degrés, conçue pour le bassin somalien, zone thonière majeure entre la Somalie et le Kenya.
- Un passage environ toutes les 1,1 heure, trois fois plus souvent qu'une orbite polaire.
- Réception possible au centre spatial Broglio de Malindi, au Kenya, et à Hartebeesthoek, en Afrique du Sud.
- Coût : environ 347 millions de dollars sur cinq ans, soit environ 9 millions par an et par pays s'il est partagé entre huit États.
L'Afrique agit déjà
- En juillet 2026, au Gabon, une patrouille guidée par des analyses satellitaires a intercepté trois chalutiers sans licence dans la réserve du Grand Sud.
- FISH-i Africa, qui réunit huit États de l'océan Indien occidental, a mené plus de 35 enquêtes depuis 2012.
- En juin 2026, 15 gouvernements, dont sept africains, ont signé la déclaration de Mombasa pour partager leurs données sur les navires.
Un satellite ne peut pas arraisonner un bateau, rappelle l'autrice : inspecteurs, procureurs et tribunaux restent la clé.
Source : The Conversation, 20 octobre 2026.


