Plus de CO₂, plus d'herbe : la savane du Kruger change
La production d'herbe a augmenté de 28 % entre 1989 et 2021 dans le parc Kruger. Utile pour le pâturage, mais pas une solution au réchauffement.
Rédaction PANM

Les savanes couvrent environ la moitié de l'Afrique, et leurs herbes changent. Dans le parc national Kruger, la production d'herbe a augmenté de 28 % entre 1989 et 2021, tandis que le CO₂ dans l'air progressait d'environ 18 %, explique Kimberley Simpson, de l'université de Sheffield, dans The Conversation.
La méthode
- La croissance annuelle de l'herbe sur 533 sites du Kruger pendant 33 ans.
- Une revue de 70 expériences sur des graminées sauvages.
- Un modèle de projection jusqu'à la fin du siècle.
Les résultats
- Avec plus de CO₂, ces herbes perdent moins d'eau tout en poussant ; les gains sont donc plus forts là où l'eau manque, dans les zones les plus sèches du parc.
- Les espèces plus hautes et plus productives gagnent du terrain.
- L'effet devrait se poursuivre, atténué par la chaleur et la sécheresse.
Les conséquences
- Pâturage : plus d'herbe, mais peut-être moins nutritive.
- Feux : plus de combustible.
- Carbone : l'herbe supplémentaire est mangée, se décompose ou brûle ; elle ne compense pas le réchauffement.
Les gestionnaires devraient suivre l'herbe sur le long terme et revoir leurs plans de feux et de pâturage.
Source : The Conversation, 1er octobre 2026.


