Du FESPACO à Montréal, les festivals portent le patrimoine africain
Une comédie kényane projetée dans trois festivals sur deux continents : au Brésil, au Canada et dans la diaspora, chaque public y a trouvé sa propre histoire.

L'Afrique a créé certains des plus anciens festivals de cinéma du monde : les Journées cinématographiques de Carthage (1966), le FESPACO de Ouagadougou (1969), le festival du Caire (1976) et celui de Durban (1979). Sheila Petty, professeure émérite à l'université de Regina, montre dans The Conversation comment ces festivals font circuler le patrimoine africain.
Un film, trois publics
Son équipe a projeté Tales of the Accidental City, comédie kényane de Maïmouna Jallow, dans trois festivals en 2022 et 2023, en présence de la réalisatrice :
- Curitiba (Brésil) : le public a ri et pleuré, faisant le lien avec le vécu des communautés noires et autochtones locales.
- Winnipeg (Canada) : une importante diaspora kényane s'y est reconnue.
- Montréal : le débat a porté sur les femmes africaines qui racontent leurs propres histoires.
Au-delà du continent
Vues d'Afrique, à Montréal, fondé en 1984, est le plus grand et le plus ancien festival de cinéma africain d'Amérique du Nord, avec conférences, formations et projections gratuites en plein air.
Bien programmé, conclut l'autrice, un film africain ouvre le dialogue entre les cultures et transmet son patrimoine aux générations futures.
Source : The Conversation, 20 août 2026.


