Santé mentale des élèves : des séances courtes et structurées font leurs preuves en Afrique
Une revue de 122 études montre que des cours d'adaptation et de résolution de problèmes, animés par des non-spécialistes formés, réduisent dépression et anxiété.

Accra — L'école est souvent le premier endroit où se voient les difficultés émotionnelles d'un enfant : absences, repli sur soi, chute des notes. C'est donc un lieu naturel pour agir, estiment des chercheurs de l'équipe Education and Youth Empowerment dans The Conversation.
L'enjeu est particulièrement fort en Afrique : les services spécialisés sont rares et la population très jeune. En 2024, 46 % des Africains avaient moins de 18 ans.
Ce que montrent les études
Après avoir examiné 122 études, l'équipe retient que :
- les programmes brefs et structurés fonctionnent : apprendre à gérer ses émotions et à résoudre des problèmes réduit dépression et anxiété lorsque des non-spécialistes formés les animent. Exemple : Shamiri, programme de quatre semaines testé dans des lycées kényans ;
- le conseil individuel ne suffit pas à traiter les causes de la détresse ;
- les enseignants comptent pour repérer les difficultés, sans être chargés de diagnostiquer ;
- familles, communautés et services de santé doivent être associés.
Les données proviennent surtout du Ghana, de l'Ouganda, de la Tanzanie, de l'Afrique du Sud et du Kenya. L'Afrique francophone et lusophone reste peu étudiée.
Source : The Conversation, 21 octobre 2026.


