Les 124 milliards de la diaspora face au changement climatique
Les transferts d'argent vers l'Afrique dépassent de loin l'aide à l'adaptation. Un chercheur explique comment ils peuvent renforcer la résilience des familles.

Les Africains de l'étranger ont envoyé 124,2 milliards de dollars chez eux en 2025, selon le FIDA, bien plus que les 26 milliards d'aide publique internationale à l'adaptation pour tous les pays en développement en 2023. Zack Ahmed, du projet Remitting for Resilience, s'interroge dans The Conversation sur le rôle de cet argent face au climat.
Ce que montrent les recherches
- Au Burkina Faso, les transferts ont amélioré la sécurité alimentaire des ménages face aux aléas climatiques.
- Au Ghana, ils ont amélioré l'alimentation et le bien-être des familles.
- En Somalie, ils ont baissé après les chocs climatiques.
Ils sont le plus utiles lorsqu'ils peuvent financer l'eau, des cultures résistantes à la sécheresse, l'assurance ou de nouveaux revenus. Le programme ResilientRemit (FIDA-UE, 4,26 millions d'euros, 2025) va dans ce sens, notamment au Sénégal.
Cinq pistes
1. Réduire le coût des envois : l'Afrique subsaharienne est la région la plus chère au monde pour recevoir de l'argent. 2. Intégrer les transferts dans les plans nationaux d'adaptation. 3. Les compléter par la protection sociale. 4. Abonder les projets collectifs financés par les associations de la diaspora. 5. Suivre tout ce qui revient au pays : argent, biens, savoir-faire.
Source : The Conversation, 6 octobre 2026.


